Rebels #1

« Le nouveau grand cru de Brian Wood. »

Editeur :  Dark Horse Comics

Date de sortie : 8 Avril 2015 en ligne

Auteurs :

  • écrit par Brian Wood (The Massive, DMZ,  Channel Zero,…)
  • Dessiné par Andrea Mutti
  • Mis en couleur par Jordie Bellaire

Fiche Dark Horse

Prix : 3.99$

Format :  Paperback, 32 pages – Mensuel / Mini-série en 6 parties

Dans une course pour la résistance face à un gouvernement oppressant est excessivement présent, une milice locale est formée dans la campagne américaine. Nous sommes en 1775, la guerre pour l’indépendance fait rage à travers les colonies, les jeunes Seth et Mercy Abbott voient leur récent mariage mis à l’épreuve à chaque instant, entre les deux fronts que sont la guerre et le soutien civil du conflit.

« Vivre libre ou Mourir »

Vous l’aurez compris, Rebels, nouvelle mini-série de l’éditeur Dark Horse Comics, est une bataille pour l’indépendance. L’histoire prend donc racine dans une des plus importantes périodes de l’histoire américaine.

L’histoire est introduite par un flash-back du jeune Seth. Il a une vingtaine d’années, nous sommes le 12 Aout 1768 dans le New Hampshire Grants. Seth explique la relation particulière qu’il a avec son père et comment tout a changé le jour où, avec son père et d’autres natifs, ils ont pris en embuscade une douzaine de soldats britanniques.

Pour remettre le récit dans son cadre historique, en 1768 la guerre d’indépendance n’a pas encore commencé. Les tensions entre les armées coloniales et britanniques sont de plus en plus importantes, notamment à cause de la loi de cantonnement des troupes de 1765 (Quartering Act) qui autorise les troupes britanniques (sous certaines conditions) a séjourner dans les auberges, étables, dépôts de vivre, maison inhabitées ou granges. Cette loi oblige également les populations locales à fournir une partie des vivres et des équipements nécessaires aux soldats. Plusieurs affrontements ont alors lieu entre les armées coloniales, constituées d’américains et défendant la population, et les armées britanniques.

L’histoire débute 8 ans après l’introduction. Seth est dans la forêt, aux environs de Westminster dans le Vermont. Un groupe de fermier a été réuni par des soldats dans une maison. Ceux-ci protestent contre la taxation excessive et la spoliation des terres exercées par la couronne. Une foule en colère manifeste en dehors contre le fait qu’ils soient retenus, à l’intérieur contre leur gré. Des coups de feu retentissent, la tension monte et le conté est à deux doigts de s’embraser dans la guerre contre l’Angleterre.

Brian Wood est un amoureux de l’histoire, des conflits historiques. Il a déjà, par le passé, utilisé des événements historiques dans ses récits (je pense notamment à DMZ ou le scénario se base sur une « seconde » guerre d’indépendance, en lien avec les récents engagements militaires américains). Pour moi, a l’image de Kirkman, Brian Wood est un de ces génies du comics. L’ensemble de ses œuvres est prenante, intéressant. Il y a un vrai travail de recherche, de documentation et surtout d’interprétation de l’histoire qui fait qu’on pourrait tout à fait penser que les événements se sont réellement passés ou pourraient se passer.

L’histoire est donc ponctuée de références historiques à différents événements déclencheurs de la guerre (Le régiment de New York, les injustices d’Albany, Le massacre de Boston, la Tea Party, …).

Le dessin et la colorisation réalisé par Andrea Mutti et Jordie Bellaire sont agréables. Pas grand-chose à dire la dessus, c’est efficace sans pour autant avoir quelque chose d’exceptionnel.