Justice League : Aux Origines

Recette d’un bon relaunch : Mettez deux superstars du comics (Geoff Johns et Jim Lee) dans un bol, ajoutez-y les super héros les plus Badass de DC Comics, un gros méchant et de l’humour décalé. Secouez bien fort, laisser reposer 20 minute. A déguster sans modération.

Editeur : DC Comics

Date de sortie : 20 Mars 2015 en France

Scénariste Geoff Johns dessinateur Jim Lee

Fiche Urban Comics

Prix : 15€ (Urban Comics) / 12.99€ (Eaglemoss – limité) / 16.99$ PB – 24.99$ HC (version US)

Format : Hardcover (Edition Françaises et Américaine) Trade Paperback ou Hardcover (Edition Américaine)

Particularité :

  • New York Times Best seller
  • Premier épisode de « The New 52 »

Pour ceux qui ne connaissent pas les « The New 52 » c’est tout simplement un relaunch des séries « en fonction des attentes des lecteurs ». Ce premier numéro retrace la création de la Justice League. Les origines des personnages sont remaniées, c’est donc le premier numéro de la nouvelle série.

« Batman enquête sur de mystérieuses créatures lorsqu’il est poursuivi par le GCPD. Ces derniers, alors peu amicaux, n’hésitent pas a tirer ouvertement sur le détective. L’arrivée de Hal Jordan va déclencher des évènements imprévus qui vont les conduire sur la piste d’une attaque aliens menaçant la terre. De Gotham à Métropolis, cet improbable duo va devoir trouver des réponses à leurs questions et faire face à de « nouveaux » amis et ennemis, parfois compliqué à gérer. »

L’histoire est plutôt classique, un super héros rencontre un autre super héros et s’allient pour combattre des méchants. Bon… c’est un petit plus que ça mais quand même! La Justice League se forme au fur et au mesure des arrivées des super-héros et de leur rencontre avec les méchants, jusqu’à ce que débarque le grand Darkseid.

On retrouve dans ce nouveau numéro 6 personnages aux comportements et traits de personnalités bien différents. Nous avons donc :

  • Batman : sombre et ténébreux, il se considère comme le patron du groupe ;
  • Superman : celui qui pense que tout le monde est méchant, il est le plus fort et n’a besoin de personne ;
  • Green Lanterne (Hal Jordan) : le Monsieur Blague qui est aussi le plus fort, c’est un peu l’ado immature du groupe ;
  • Flash (Barry Allen) : le super scientifique, un peu la soupape de pression de Hal Jordan ;
  • Wonder Woman : La guerrière perdue dans un monde qu’elle a du mal a comprendre ;
  • Cyborg : l’ado catapulté dans un corps et une vie qu’il ne maîtrise pas.

1/3 du livre est consacré au background de Violet et d’Hannah, ce qui est vraiment appréciable. On y apprend donc les origines de Violet, son sang royal, pourquoi elle est devenue chasseuse de prime et quels sont ses problèmes. Celui d’Hannah est complètement différent est tout autant intéressant. On y découvre sa vie avec ses parents et les rencontres qui changeront sa vie.

Toujours dans l’esprit du premier c’est un cocktail détonnant d’humour vaseux, de drogue et de sang. Un véritable bain de sang. C’est délirant, toujours très drôle. L’histoire est rythmée entre humour et drame, la formule magique du premier volume fonctionne toujours aussi bien !

Ce tome est plutôt sympa ! L’histoire est plutôt prenante, les « nouvelles » origines de la Ligue des Justiciers sont assez bien ficelées, l’apparition de Cyborg est intéressant, bref c’est franchement du bon… mais! Mais il y a deux petites choses qui me dérangent.

Au début de l’histoire on prends le temps d’introduire les personnages, mais plus on s’approche de la fin moins c’est le cas. On se retrouve a 40-50 pages de la fin et 3/4 personnages apparaissent, on ne les introduit pas vraiment, on s’en moque. Aquaman, Wonder Woman et Cyborg sont presque totalement dénués de présentation, le plus flagrant étant Aquaman : « Je suis Aquaman, le maître des océans, nous allons nous battre ensemble et je serai votre leader » Wopah’.

Deuxième petit point noir c’est ce schéma, un peu banal, des héros essayant chacun de se battre individuellement, ça ne marche pas donc, ils finissent par s’unir et arrivent à vaincre par la force, et cela encore une fois très « à la va vite ».

Ce sont pour moi les deux points noirs, mais sinon on se laisse entraîner dans l’histoire avec plaisir, sans trop y porter attention.

Les dessins sont clairement le gros points positif de ce tome. Tout comme pour Batman Silence, Jim Lee nous offre un travail graphique impressionnant! Les scènes d’actions sont retransmissent avec une intensité  hallucinante. La mise en couleur est magnifique. On se laisse guider de pages en pages comme par enchantement devant ces scènes magnifique.