DMZ vol 1 : On The Ground

Bienvenue à New York, The Empire State, le DMZ. Bienvenue dans la seconde guerre civile américaine, là ou les civils survive entre groupes indépendantiste et armée régulière.

Editeur : Vertigo

Date de sortie : 7 Juin 2006

Auteurs : Brian Wood (Demo, Channel Zero, Global Frequency), Riccardo Burchielli (John Doe)

Fiche Editeur 

Prix : 9,99$ / 14€

Format : Trade Paperback regroupe les 5 premiers numéros – 1 Volume sur 12

Langue : Anglais et Français (publié chez Urban Comics)

Particularités :

  • Comics relativement peu-connu en France même si celui-ci a fait l’objet d’une traduction ;
  • Une nouvelle vision des histoires de guerre qui en fait en quelque sorte une histoire de société, reflétant l’évolution des problèmes et contraintes quotidiens : Survivre, se nourrir, espérer ;
  • Comics acclamé par les critiques et le public

Les guerres outres atlantiques dans lesquelles sont engagées les Etats-Unis mobilisent l’armée et la Garde National. Le gouvernement américain commet l’erreur de négliger l’opposition grandissante des citoyens à la guerre qui se développe à travers le pays. Tel un géant endormi, la classe moyenne américaine grandit et pousse l’opinion vers ce qu’il appelle la seconde guerre civile américaine, arrivant pour fixer une nouvelle ligne dans qui s’est arrêté a cette ligne dans le sable : Manhattan – Or comme le monde le sait c’est une DMZ : Demilitarized Zone. 

Matthew Roth (aussi appelé Matty ou Matt) un aspirant journaliste naïf décroche un job auquel il ne connaît rien : suivre un vétéran de guerre correspondant au milieu du DMZ. Les choses vont très vite devenir terriblement mauvaises et Matty se retrouve perdu et seul au milieu d’un monde qu’il n’avait vu qu’à la télévision. 

 Le début de l’aventure prend place lors d’un cessez-le-feu à l’occasion du cinquième anniversaire du début des hostilités entre les États-Unis d’Amériques et les nouvellement appelés « États Libres« . Matthew Roth et Mr. Ferguson (Le vétéran) sont héliportés sur l’ile de Manhattan depuis Long-Island City. Une grande partie de la population a quitté Manhattan (la population indiqués sur la carte est de 400 000 contre 1.6 Millions normalement).

Ainsi est lancés cette aventure.

Matty va très vite se retrouver confronté a un problème. Après avoir atterri sur l’île de Manhattan, l’équipe de journalistes et les troupes chargées de protéger notre jeune héros et son contact sont pris en embuscade. Les soldats sont tués, Matthew est bloqué à couvert derrière des caisses lorsque le journaliste qu’il est chargé d’accompagné grimpe dans l’hélicoptère et redécolle… quelques secondes avant d’être abattu. Bloqué, seul et blessé Matt fuit le crash et tente de trouver refuge dans un building ou il va faire la connaissance de Zee. 

Zee est une jeune femme qui aide et soigne les blessés sur l’île. Alors qu’il doit se rendre a un point d’extraction Matt découvre que la vie des habitants ici bas n’est guère importante aux yeux du gouvernement. Après la demande par le journal de l’envoi d’une troupe d’extraction, l’armée n’hésite pas à bombarder le site du crash et détruire ainsi les restes de l’hélicoptère.

On sent à ce moment que quelque chose se passe dans la tête de notre journaliste. Il change, il perd en quelques sorte confiance et décide de faire ce pourquoi il est la. Montrer la vraie vie en temps de guerre, mais à sa manière. La réalité que les habitants de Manhattan affrontent tous les jours, les histoires d’amour, la vie au quotidien, les habitudes et les nouveaux modes de fonctionnement d’une population qui tente de survivre et de maintenir malgré tout une certaine société

Alors même qu’il contacte le journal pour envoyer ses reportages photos il est informé de l’envoi imminent d’une troupe d’invasion américaine pour reprendre la ville. Matthew va alors être « pris en charge » par une troupe de soldat qui ne sont pas là pour faire dans la dentelle. Pris au piège entre son métier, ses motivations personnelles et les ordres qu’il reçoit, Matthew va découvrir bien plus que les horreurs de la guerre…

Sa vie dépend de son manteau et de son badge presse, son armure et son laissé passer. Matty le comprends très vite, il sais qu’il est un privilégié et les autres aussi !

Cela faisait longtemps que je souhaitais me plonger dans ce comics.  Wahou est le mot qui me semble le plus approprié pour décrire celui-ci !

Habitant actuellement à New York, j’ai du mal à imaginer une ville aussi bruyante, vivante et lumineuse devenir ruine, mort et décombres. Des descriptions, des cartes et des dessins de la villes ainsi que la présence de lieux importants comme Times Square, Madison Square Garden, Ground Zero, Lower East Side, Central Park...  facilitent et amplifient l’immersion dans le récit.

Qu’on se le dise, DMZ est sanglant, amoral. Ni bien ni mal ne résident réellement dans l’histoire. Juste un constat, des sentiments et des faits. Une guerre sanglante dont, même si le contexte nous est rapidement exposé au début, on ne connait que vaguement les contours. Un Pays qui se bat pour reprendre un de ses états les plus importants, une population divisée, parfois tout simplement prise au piège, voici ce qu’est DMZ. Mais le récit n’en reste pas moins prenant, au contraire il est excellent !

Les personnages principaux : 

Matty / Matthew / Matt : Un peu « plante verte »  au début de l’histoire, sans pour autant être « lâche », il va vite devoir se prendre en main et agir pour survivre. Il grandit et mûrit au fur et à mesure de l’aventure. Non pas par choix mais par obligation. Il a une présence qui va se développer au cours du livre et est relativement charismatique.

Zee :  Personnage occupant le second rôle, elle est en quelque sorte l’ange gardien de Matt lors de ses premiers pas dans la ville et dans la découverte d’un théâtre de guerre. C’est un personnage qui est relativement présent dans le livre à travers son rôle de médic. Elle hante et arpente le Lower pour venir en aide aux habitants

Visuellement on aime ou on aime pas. C’est un style particulier qui ne plaira pas a tout le monde, certains le qualifient de brouillon. C’est ce qui fait parfois la beauté des planches présentes dans ce livre.

Le livre en lui même est semblable a la majorité (toutes?) des Trade Paperback et Paperback de chez Vertigo Comics : Une belle couverture mais un papier de moyenne qualité qui gâche quelque peu l’ensemble. Habitué je n’en reste pourtant pas moins frustré !