The Walking Dead Hardbook 1

La genèse de la série à succès. 

Editeur : Image Comics

Date de sortie : 19 Juillet 2006

Auteurs : Robert Kirkman (Outcast), Moore, Adlard, Rathburn

Fiche Editeur 

Prix : 34$ pour cette version Hardcover (regroupe 2 Paperbacks) 15$/14,5€ pour les Paperbacks

Format : Hardcover 1/12 – Regroupe les 2 premiers Paperbacks

Langue : Anglais, disponible en Français

Particularité : 

  • Comics entièrement en noir et blanc. Cette particularité renforce les phases hivernales de ce premier livre ainsi que les phases nocturnes très présentes dans l’ensemble de la série.
  • le comics a changé de dessinateur après 5 numéros. On retrouve ainsi deux styles de dessin dans ce premier recueil dont la première moitié est plus cartoon que l’autre, qui se veut plus réaliste, plus sérieuse.

La majorité des gens connaissent The Walking Dead pour la série télé, certains ne savent pas que l’histoire est tirée d’une série comics. 

Rapide présentation : Après une fusillade, le policier Rick Grimes se retrouve dans le coma. A son réveil l’hôpital est désert… ou presque. Les vivants ont laissé leur place aux morts qui rôdent dans les couloirs, dans la ville, dans tout le pays. Épidémie ? Attaque bactériologique ? Plaie divine ? Personne ne sait, mais les survivant doivent s’organiser pour faire face a ce désastre.

 

Nous suivons donc la nouvelle vie de ce policier qui va vite retrouver sa famille, secourue par son ancien partenaire Shane, et leur vie au sein d’un groupe de survivants qui s’amincit et grossit au fur et à mesure des pages.

Cette édition Hardcover regroupe les 2 premiers Paperbacks soit les 12 premiers numéros du comics papier The Walking Dead. Vous me suivez jusque là ? Vis-à-vis de la série télévisée, on retrouve dans ce livre l’équivalent des deux premières saisons. Autant vous dire qu’avec 12 volumes comme celui-ci, cela nous donne un paquet de saisons..

L’ensemble du livre est en noir et blanc, ce qui donne un coté plus intense lors des phases hivernales de l’histoire (est-ce parce qu’à l’extérieur de chez moi il y a actuellement 35 cm de neige ?).

L’histoire du comics The Walking dead n’est pas tout à fait la même que dans la série télé. On retrouve le même cheminement au niveau des lieux visités : Atlanta – Campement – ferme de Hershel – PrisonNéanmoins les personnages, leurs interactions, leur vie ou leur mort ainsi que leur choix ne sont pas vraiment les même que dans la série. 

Dans le comics, les survivants n’ont jamais campé dans Atlanta (comme c’est le cas a l’origine dans la série) mais à l’extérieur de la ville. Et ils y restent un très long moment. Certains de nos personnages favoris n’existent pas dans le comics (coucou Daryl), d’autres sont là mais ne font très rapidement plus partie de l’aventure pour des choix divers et variés. Enfin, certains personnages interviennent bien plus tôt dans l’histoire du livre que dans la série. Même si l’on peut penser que cette double facette peut être perturbante, lorsque nous suivons le show télévisé et le comics en même temps, ce n’est pas le cas. On apprécie ou on regrette l’absence de certains personnage, mais l’histoire est dynamique et le « roulement » des personnages fait que l’on s’attache moins à eux : cela amène moins de frustration de voir tel ou tel individu mourir ou quitter le groupe. 

The Walking Dead est une de ces séries qui passionnent. Le moins que l’on puisse dire c’est que la série télévisée est globalement fidèle au livre. Par l’histoire, mais surtout par ces longues pages prenantes pour certaines et surtout… ennuyantes pour d’autres. On a envie de découvrir ce qu’il se passe page à page mais on retrouve malheureusement cette même frustration d’avoir l’impression que certaines pages sont les mêmes. Des pages entières à chercher de la nourriture, encore et encore… On se dit parfois que pour faire un épisode de la version télévisée de the Walking Dead, les auteurs n’ont utilisé qu’une seule et unique page…

Si l’on passe cette partie rébarbative, il n’en reste pas moins intéressant et prenant de découvrir une histoire au cheminement et aux rebondissements différents de la série. Il y a toujours des surprises, certes plus ou moins intéressantes, auxquels nous ne nous attendions pas.  J’ai personnellement apprécié l’histoire en noir et blanc. Le changement de dessinateur à la moitié du livre n’est pas trop perturbant et nous sommes gratifiés d’un ensemble de sketchs, artcovers et images colorisées à la fin de l’histoire qui sont vraiment magnifiques. On note également la présence d’une mini-histoire réalisée pour Noël suivant Morgan Jones et son fils Duane. Même si l’intérêt est minime, on en  apprécie sa présence.

The Walking Dead est il un comics sexiste? 

C’est une question que l’on est en droit de se poser. On se rend vite compte dès le début que le groupe suit un raisonnement très simple et très machiste : Les hommes sont les portes flingues lorsque les femmes sont incapables de faire quoi que ce soit si ce n’est… s’occuper des enfants, faire le ménage et être psychologiquement et physiquement faible ou inapte…

D’une manière générale les interactions et la narration sont donc plutôt misogynes lorsqu’il y a une femme dans la conversation. L’exemple le plus frappant dans ce début d’aventure est l’incapacité de la femme de Rick à faire quoi que ce soit, être complètement apeurée par tout ce qui se passe et être « sous domination » masculine lorsqu’il s’agit de prendre une quelconque décision concernant son propre fils.

Le style graphique, l’avant/après qui divise 

Graphiquement, TWD est relativement tranché. Deux styles très différents s’opposent dans ce premier Hardcover. L’un se veut plus réaliste que l’autre, les traits des personnages et l’environnement sont travaillés différemment. Je n’ai pas été réellement perturbé par le changement graphique. Celui-ci intervient à la moitié du livre (au numéro 5).